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Les jésuites étaient passés maîtres dans l'art d'enseigner le blason dans leurs collèges, dont le recrutement faisait en effet la part belle aux fils de familles nobles ou notables. L'enseignement du blason faisait donc partie du bagage de l'honnête homme que les jésuites entendaient former. Mais les jésuites considéraient aussi que le blason (science et langage des armoiries) avait des vertus pédagogiques prolongeant l'enseignement qu'ils dispensaient en matière historique (puisque les armoiries représentent l'histoire des États et des familles), artistique (dessin héraldique) et même mathématique, puisque le code du blason obéit à une logique presque scientifique.
Le texte est agrémenté de petites gravures sur bois, tandis que des gravures sur cuivre, hors-texte, présentent des planches remplies d'exemples d'écus. Celle des "dignitez politiques" montre la hiérarchie des couronnes, depuis l'Empereur jusqu'au baron, pour terminer sur le grand-maître et le chevalier de Malte.
Après une présentation méthodique des termes et de la syntaxe du blason, le Père Menestrier propose une sorte de catéchisme héraldique, formé de questions et de réponses, et intitulé "L'Art du blason en dialogues". Ces questions (comme par exemple : "Comment timbrent les Ecclésiastiques leurs armoiries ?") récapitulent la première partie, permettent de vérifier et d'approfondir les connaissances. Elles sont un exemple du talent pédagogique jésuite.
- Localisation des originaux
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Cote ADC : D BIB 707, Père C.F. Menestrier, La méthode du blason, Lyon, Thomas Amaulry, 1689
- Commentaire
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(1) Le dépôt ou le don aux Archives départementales, par les douze ayants-droits de Louis Farges (1858-1941), de ses archives est prévu pour le début de l'année 2011. Il s'agit de notes de cours d'École des chartes, de correspondance (comme membre puis président de la Société " La Haute-Auvergne ", comme archiviste du Ministère des Affaires étrangères, comme consul général de France à Bâle, comme député du Cantal, comme président de la commission des affaires étrangères à la chambre des députés), de notes, de brouillons de livres ou de discours, et de photographies.
(2) Une grande partie des originaux du fonds "Carladès" (74 liasses cotées de 1 à 74 ; 5 registres cotés de G* 1 à G* 5) conservé aux archives du palais princier de Monaco avaient fait l'objet d'un microfilmage à la fin du XXe siècle. Ces microfilms vont être prochainement numérisés par les soins du Centre national du microfilm et de la numérisation (Espeyran) et sur les deniers du Conseil général du Cantal ; le fonds numérisé sera mis en ligne sur le site des Archives départementales au début de l'année 2011. Ainsi les chercheurs auront-ils à leur disposition gratuitement l'ensemble des sources exploitées par Saige et Dienne. Il m'est agréable de remercier ici M. Régis Lécuyer, successeur de Gustave Saige à la direction des archives du palais princier, qui m'a permis de "mettre à la disposition des chercheurs une reproduction des microfilms relatifs au fonds Carladès conservé aux Archives du Palais Princier, et cela par le biais de la numérisation" (lettre du 13 juillet 2010).
(6) Informations prises dans la nécrologie, les éloges funèbres et la bibliographie publiés à l'occasion de son décès dans RHA, 1913, p. 89-104.
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